Présences

The installation Présences was created for the Pôle Land Art Départemental / Ferme de Chosal in 2021. Commissioned by the PLAD and Annecy Paysages, the environmental artwork was produced on-site with Chosal technicians, ESAT workers, and local volunteers.

Following an initial meeting with the organic farm, nature trail, and petting zoo staff and crew of handicapped workers, the artist photographed participants in posed intended to evoke the experience of flying or swimming through open space. The photographed silhouettes were then digitally enlarged and translated into welded steel armatures measuring 180 x 94 cm, 280 x 65 cm, 380 x 122 cm, 340 x 222 cm, and 180 x 73 cm. At the same time, workers busily harvested and prepared local wicker growing on-site for use in the installation. During a second visit to Chosal in June, Ozga worked with participants to weave wicker on the metal armatures with modern basketry techniques learned during her time with the Wiklina artist collective in Poland.

The finished pieces were installed along the Sentier Art Nature at the Ferme de Chosal, a member of the Interstices network. Shown above the level of the pedestrian walkway, the silhouettes appear to float in the air among the trees in the forest, inviting viewers to imagine a world beyond the boundaries of gravity and expected attitudes and behaviors in public space.

Être présent à chaque instant, vivre en harmonie avec la Nature, faire de son mieux sont autant d’injonctions entendues au quotidien que d’idéaux difficiles à atteindre dans une économie qui incite chacun à maximiser ses profits et à éviter de perdre son temps. En cherchant et en retrouvant les silhouettes des travailleurs de l’ESAT la Ferme de Chosal dans le bois du Sentier Art Nature, l’œuvre Présences nous invite à voir « autrement ». Les pièces, coconstruites avec les travailleurs, mêlent postures réelles et fantastiques. Une mise en scène à partir de l’osier tressé à la main montre des gestes impossibles de personnages nageant et volant dans le bois, évoquant des sorcières des temps modernes et le dépassement des lois de la gravitation. Accrochées sur des arbres dans la forêt à différentes hauteurs, les pièces se fondent dans l’environnement et parlent de la réciprocité entre l’homme et la nature. Chaque silhouette est unique, mais témoigne d’un désir commun d’imaginer un autre monde et de se projeter vers l’avenir, tout en restant liée à un environnement qui nous soutient et qui nous permet d’exister. Et si la forêt était recouverte d’eau et si on pouvait nager dedans comme des poissons ? Et si on se réveillait un matin en apesanteur comme des astronautes au-dessus des cimes des arbres ?

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