Ordures II, Sculpture en bois (Tilleul coupé dans le cadre d’un réaménagement des espaces verts au sein de la cité des Francs-Moisins, Saint-Denis), patine en huile de moteur usagée, 1 m x 1m x 50 cm, 2015.

Solo Show: Raw Materials Hall in One Novacieries, Saint-Chamond

Le nouveau centre Hall in One du quartier Novacieries à Saint-Chamond accueille du 5 avril au 17 mai 2019 une exposition de Kasia Ozga dans le cadre de la Biennale International Design de Saint-Étienne (Biennale Résonances). L’exposition se décline en une série de sculptures et installations réalisées par l’artiste entre 2013 et 2019. Visibles depuis la façade ouest du complexe, face au parc du Gier, les œuvres interrogent le rapport entre la présence humaine et les matériaux dits bruts ou encore des articles de base « neutres » portés par chacun de nous.

L’exposition

L’exposition Raw Materials rassemble une sélection de créations de l’artiste Kasia Ozga, montrées pour la première fois en région Rhône-Alpes. Ces œuvres, réalisées à partir de bois de récupération et de différents textiles, évoquent la présence du corps humain dans des environnements urbains. Pour Raw Materials, Kasia Ozga présente une série de pièces ainsi qu’un diptyque cousu et une installation in situ.

La séquence Ordures (2016) comporte cinq grandes sculptures en bois taillées dans les troncs des tilleuls coupés lors du réaménagement des espaces verts de la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis. Chaque œuvre se compose de deux « couples » de sacs-poubelle noirs (couleur due à une patine à l’huile de moteur usagée) aux interactions différentes (superposés, appuyés l’un contre l’autre…). Pourquoi sculpter des sacs-poubelle ? Ce geste apparemment absurde vise à poser la question de ce que l’on représente dans l’art contemporain, et pourquoi. Un jour, devant son atelier, K. Ozga a observé des ouvriers en train de couper les vieux arbres pour replanter de jeunes plants. L’action l’a étonnée. Elle a décidé de représenter ce qu’elle avait compris littéralement : l’idée de traiter ces troncs comme des déchets de la vie quotidienne.

Les deux tableaux Super Size Me sont cousus entièrement à partir de sous-vêtements masculins et féminins de la taille maximale disponible aux États-Unis à l’époque de la production de ces œuvres (2009). Chaque tableau « blanc sur fond blanc » est tendu sur un cadre en bois de 122 cm x 200 cm. Le titre fait référence à un film documentaire américain qui dénonce les effets néfastes de la restauration rapide, dont l’obésité. Ici, une paire de toiles modernes « blanc sur blanc » est en réalité? cousue à partir des slips géants. Ainsi la texture et le matériau utilisés dans l’œuvre font référence à un cadre politique particulier plutôt que de promouvoir l’idée moderniste de formes indépendantes de leur contexte social.

L’installation Clouds conçue spécialement pour l’exposition va comporter des moulages caricaturaux de plâtre en forme de nuages façonnés à l’aide des textiles anciens (des nappes et des rideaux) récupérés par l’artiste dans la région. Le titre fait référence à la célèbre chanson Both sides, now de Joni Mitchell où les nuages sont une métaphore des moments de joie et de chagrin vécus par l’artiste au présent comme au passé, sans pour autant être capable de les connaître vraiment.

Horaires d’ouverture

Du 5 avril au 17 mai 2019, du lundi à dimanche, exposition visible de l’extérieur du bâtiment « Hall de Fitness »/R+ 1, à côté de la Brasserie. Rencontre avec l’artiste samedi 6 avril de 14h30 à 17h30. Permanences le 13 et 19 avril de 10h à 12h. Apéro finissage le 16 mai à 18h30 !

Spring Group Exhibitions

My sewn drawing “Mirror-image,” part of a new series of images sewn on Arches watercolor paper, was selected for “Threads,” a juried exhibition curated by The Artist’s Pool to be held at Dundas Street Gallery, Edinburgh in March 2019! The show opens on March 6th and is on view throught March 16th.

We will be holding open studios at the Municipal Artist Residency and Studio Spaces of Saint-Étienne (Pôle Arts / Ex-École des Beaux-Arts) on March 22nd from 4-10 pm at 15 rue Henri Gonnard in Saint-Étienne, France. Please stop by to hang out and see where I work! More info in the FB link.

I have been selected to participate in the Gentilly Biennial, an exhibition of site-specific installations in the Paris suburbs from March 29th to April 14th! I’m excited to come back to Paris soon to install the work!

Rebâtir, Exposition, Maison de la Fontaine, Brest

Vernissage, Rebâtir, Maison de la Fontaine, Brest

You’re invited to opening of my next show, Rebâtir (Rebuild), on Thursday March 9th at 6:30 pm at the Maison de la Fontaine in Brest, France. The site specific installation features sculptures and rooms that I designed together with project participants including EESAB students Ophélie Fruchart, Océane Hamet, Clarisse Marguerite, Fiona Segadaes Da Silva, Matéo Guérillon, Julie Le Roux, Guillaume Martin, Sylvain Pinotie, Gwen Lebette and partners including local non-profits such at the Recyclerie Un Peu d’R and La Pince. For more information, click on the project’s facebook page!

Venez nombreux au vernissage de l’exposition Rebâtir de Kasia Ozga avec Ophélie Fruchart, Océane Hamet, Clarisse Marguerite, Fiona Segadaes Da Silva, Matéo Guérillon, Julie Le Roux, Guillaume Martin, Sylvain Pinotie, Gwen Lebette ainsi que d’autres étudiants de 2e année de l’Ecole européenne supérieure d’art de Bretagne – site de Brest!

Le vernissage aura lieu le jeudi 9 mars 2017 à 18 heures 30 et l’exposition sera ouverte du 09 au 31 mars 2017 de 14 h 30 à 17 h 30 – du mardi au samedi. Fermé les dimanches, lundis et jours fériés.

Rebâtir consiste en une série de sculptures, installations et aménagements conçus pour les espaces intérieurs d’une maison à partir de meubles usagés. Spécifique au cadre de la Maison Fontaine, le projet invite mes co-créateurs et les visiteurs à imaginer une maison détournée de sa fonction primaire, celle d’offrir un abri. Au lieu de raconter l’histoire de ses véritables occupants antérieurs ou de proposer un cadre neutre d’exposition type « white cube », la maison pendant le projet sera un espace de partage et d’expérimentation où l’on s’interrogera sur le passé et le présent à travers ce qu’on expose et ce qu’on crée sur place.

Pour plus d’informations, cliquez sur l’évènement facebook!

Atelier de la Pointe, Brest, Signage designed by Ultra Éditions

Artist Residency at the Atelier de la Pointe, Brest

I recently began a two month artist residency at the Atelier de la Pointe in Brest. This new residency, coordinated by the Service Culture Animation Patrimoines of the City of Brest, enables artists to prepare exhibitions for the municipal art gallery located in the Maison de la Fontaine. My site specific project, Rebâtir (rebuild) involves sculptures and installations made from used and broken donated furniture. It is produced with the help and participation of undergraduate students at EESAB.

Le projet, Rebâtir, consistera en une série de sculptures, installations et aménagements conçus pour les espaces intérieurs de la maison à partir de meubles usagés. Je travaille en collaboration avec la Recyclérie Un peu d’R, les déchèteries sur le territoire de Brest métropole, les associations comme Emmaüs, ainsi que d’autres partenaires pour récupérer des vieux meubles délabrés. Ces meubles seront ensuite cassés, découpés et transformés en sculptures et installations par mes étudiants et moi-même, ainsi que des membres du grand public qui seront invités à participer à des ateliers dans l’annexe de la maison. Les formes des œuvres seront évolutives et spécifiques au site. Ainsi, je ne suis pas en mesure de dire à ce stade du projet qu’une telle sculpture à partir de deux armoires, déconstruites et collées entre elles sera dans telle ou telle pièce. L’ensemble des formes dépendra des meubles récupérés et de l’inventivité des participants. Relevant à la fois de l’art contemporain et d’une volonté de travailler avec des ressources locales, l’œuvre peut également s’inscrire dans l’initiative « Territoire zéro gaspillage zéro déchet » portée par Brest Métropole et soutenue par le Ministère de l’Écologie.

Le projet s’inspire des œuvres des artistes contemporains (Baptiste Debombourg, Do Ho Suh, Michael Beitz), ainsi que du fameux projet Womanhouse d’installations et performances artistiques féministes créées par Judy Chicago, Miriam Schapiro, et les étudiants du Feminist Art Program du California Institute of the Arts (1972). Ces artistes ont travaillé sur des formes du mobilier de la vie quotidienne pour mettre en place des réflexions poétiques et engagées sur les enjeux sociaux de l’espace intime de chacun.

Spécifique au cadre de la Maison Fontaine, le projet invitera mes co-créateurs et les visiteurs à imaginer une maison détournée de sa fonction primaire, celle d’offrir un abri. Au lieu de raconter l’histoire de ses vrais occupants antérieurs (entre autres, le chef de l’atelier de sculpture de l’arsenal de Brest, Yves Collet) ou de proposer un cadre neutre d’exposition type « white cube, » la maison sera une espace de partage et d’expérimentation où l’on s’interrogera sur le passé et le présent à travers ce qu’on expose et ce qu’on crée sur place.

Le projet démarre avec un workshop avec mes étudiants en deuxième année à l’EESAB Brest à l’Atelier de la Pointe pendant le mois de janvier 2016.

Art and the Environment in Britain

Art and the Environment in Britain. 1700 to Today

Online registration is now open for the conference, “Art and the Environment in Britain. 1700 to Today” at the University of Rennes 2 & the Frac Bretagne in March! I will be giving a talk “A Matter of Time: Transformative Sculptures by Marc Quinn, Zuzanna Janin, and Andy Goldsworthy” on Friday, March 3rd! https://artenvironuk17.sciencesconf.org/

Celine le Guillou, Nightfall, Photograph, 2016

Nightfall! aux Abords à Brest

L’exposition évolutive Nightfall commence le 12 décembre et dure jusqu’à mi-janvier aux Abords à Brest! The unfolding exhibition, “Nightfall” will be on view at Les Abords at the UBO in Brest. The group show features new work by myself and participants in the BOAT École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne workshop that I lead to Sark and the Guernsey in September!

Sercq est une petite île de l’archipel des îles anglo-normandes située à une dizaine de kilomètres à l’est de Guernesey et peuplée d’environ 600 habitants. Ile sans aucune voiture ni éclairage public, Sercq fut jadis un refuge pour les naufragés et les pirates, et est aujourd’hui le dernier État féodal d’Europe. En 2011, Sercq est devenu le premier endroit au monde à être labellisé « île de ciel noir » par l’IDA (International Dark-Sky Association), une association américaine qui lutte contre la pollution lumineuse. Par beau temps, la Voie lactée s’impose dans le ciel. La nature a droit au noir complet.

Alors que les artistes exposent le plus souvent leurs œuvres dans des espaces bien éclairés et exploitent la lumière du jour pour révéler leurs œuvres dans l’espace public, une question se pose : comment créer dans l’obscurité ? Comment faire de l’art visuel dans un lieu où l’on ne se déplace pas sans sa lampe frontale dès la nuit tombée ? Comment cette expérience de la nuit modifie-t-il le travail des plasticiens ?

Lors du workshop B.O.A.T® de septembre 2016, nous avons passé une semaine sur un ancien chalutier – le navire de recherche artistique de l’ESAAB – à naviguer entre Saint Malo, Guernesey et Sercq. Si certaines interventions et pré-projets ont été mis en place sur les îles mêmes, ces escales ont été vécu par la plupart des participants comme des moments d’observation, de réflexion et de recherche. Sont présentés ici à la fois des œuvres terminées et des projets en cours : des installations, vidéos, sculptures, ainsi que des dispositifs sonores et participatifs. Par le concept d’une exposition qui se veut évolutive, nous invitons le public à assister à une présentation qui est également une étape de travail. La nuit tombe et efface les formes et les hiérarchies de la vie quotidienne. Nous voulons restituer ce moment, avant que la rêverie n’arrive.

Exposition Nightfall!
Restitution d’un workshop à bord de B.O.A.T®
mené par Kasia Ozga auprès d’étudiants de l’EESAB.

œuvres de :
Kasia Ozga, Sarah Le Treut, Fabien Abgrall, Arek Kouyoumdjian, Marion Rousseau, Matthieu Renaud, Eunice Labor, Tarquin Pons, Céline Le Guillou et Sabrina Muschio

du lundi 12 au mercredi 21 décembre 2016
puis du mardi 3 au samedi 14 janvier 2017
de 15h à 18h30
sauf les vendredis de 15h à 17h
et les samedis (7 et 14 janvier) de 10h à 12h
* Finissage le jeudi 12 janvier 2017 à 18h

“Public Art and Communion: Light, Festival, and Ritual” in HLENO

I have a new article, Public Art and Communion: Light, Festival, and Ritual, published in the peer reviewed journal, HLENO (Histoire et littérature de l’Europe du Nord-Ouest)! The article analyzes how works of art in public spaces stage transcendental experiences involving light in its’ “purest” state, while ignoring military and commercial uses for projection technology. Projects discussed include A Tribute in Light, New York (MAS and Creative Time, John Bennett, Gustavo Bonevardi, Richard Nash Gould, Julian Laverdiere et Paul Myoda, Paul Marantz, 11/9/2002-2015), Jaume Plensa’s Observatoire du temps (Auch, France, 1991), Jenny Holzer’s Erlauf Peace Monument (1995), Yoko Ono’s Friðarsúlan (Imagine Peace Tower, 2007), Ryoji Ikeda’s, Spectra (Nuit Blanche, Paris, 2008), and Rafael Lozano-Hemmer’s Vectorial Elevation (Vancouver, 2010 Cultural Olympiad).

Effects of Photography-Based Public Art on the School Environment

I recently published a new article, Effects of Photography-Based Public Art on the School Environment, in Volume 57, Issue 3 of the peer-reviewed journal, Studies in Art Education.

This article analyzes how public art commissions provide opportunities for informal dialogue and alternative forms of inquiry within the secondary school environment in Europe and North America. Through case studies of site-specific works produced between 1995 and 2012, I examine how permanent photography installations question and reinforce educational authority, encourage critical thinking, and raise social consciousness among secondary school students. Techniques used by Susan Bowen, Rita Marhaug, Dennis Adams, and Frank Video include murals, montage, backlit display, and object-integration. The diversity of the works profiled, which alternately invite and avoid student participation, as well as references to local history, demonstrates that no single formula yields works that provoke, encourage, and inspire students. Using different means, these artists reflect the values of their host communities, enabling educational facilities to feel less institutional. Beyond placemaking, school-based public art can incite viewers to question how images are made both within and beyond the art education classroom, strengthening emotional and cultural literacy. In bringing the past alive, public art also breathes new life into the school environment.